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| Indicateurs Economiques |
Du 2 au 6 novembre 2009 |
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Par
Caroline Newhouse-Cohen
Département des Etudes
Economiques du Groupe BNP Paribas |
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| "A chaque Banque centrale son chemin" |
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Après la décision de la Banque du Japon, la semaine dernière, de mettre fin, pour partie, aux mesures temporaires quelle avait adoptées pour faire face à la crise (cf. Ecoflash 09-445), la Fed et la BCE ont fait montre dune grande prudence, et ce en dépit des signes patents de reprise de part et dautre de lAtlantique. Ainsi, à lissue de sa réunion de novembre, le FOMC a conservé la fourchette de 0 à 0,25% au sein de laquelle il souhaite voir évoluer le taux des Fed funds (cf. Ecoflash 09-442). Par ailleurs, en raison dune offre limitée de titres (MBS dagences et dette dagences), il a abaissé le montant de ses achats sur ce segment à environ USD 175 milliards, c'est-à-dire en deçà du plafond annoncé de USD 200 milliards qui devrait, toutefois, être atteint à la fin du T1 2010. Enfin, en justifiant le maintien des taux à un niveau exceptionnellement bas pendant « une période prolongée », en raison de la persistance de certaines conditions économiques (le niveau faible dutilisation des ressources, linflation modérée et la stabilité des anticipations dinflation), la Fed a signalé quelle ne devrait pas durcir sa politique avant que les conditions sur le marché du travail ne se soient nettement améliorées. Même si léconomie a renoué avec la croissance au troisième trimestre (+ 3,5% t/t annualisés), lemploi ne cessera probablement pas de diminuer avant 2011.
Dans la zone euro, la reprise économique se confirme. Le PIB devrait avoir augmenté au T3 (lestimation flash sera publiée le 13 novembre), en hausse pour la première fois en six trimestres, conformément à ce quindique lévolution de lindice PMI composite (qui combine les indices dactivité dans le secteur manufacturier et dans les services, et qui est un indicateur fiable de la croissance du PIB). Principale ombre au tableau, la poursuite de la détérioration des conditions sur le marché du travail, qui pèse sur la consommation des ménages. Dans ces conditions, et compte tenu des capacités de production excédentaires dans léconomie, la BCE demeure prudente et na pas modifié sa politique monétaire à lissue de sa réunion, ce qui ne lempêche pas denvisager une embellie progressive de la conjoncture et de préparer les premières étapes de sa stratégie de sortie de crise (cf. Ecoflash 09-447). Jean-Claude Trichet a ainsi rappelé que lensemble des mesures temporaires ne serait pas indispensable à lavenir. Si leur retrait graduel est envisageable en 2010 (comme prévu, la dernière opération de refinancement à 12 mois aura lieu en décembre), il apparaît en revanche peu probable que la BCE relève son taux directeur lannée prochaine, compte tenu de labsence de tensions inflationnistes à moyen terme. En effet, linflation sest établie à -0,1% en octobre, négative pour le quatrième mois daffilée. Elle devrait rebondir au quatrième trimestre, tout en demeurant modérée, les effets de base jouant en sens inverse, principalement sur lénergie.
Enfin, au Royaume-Uni, la Banque dAngleterre a décidé de relever de GBP 25 milliards le plafond de son programme dachats dactifs, le portant ainsi à 200 milliards (cf. Ecoflash 09-444). En effet, de nombreux indicateurs et enquêtes montrent quune reprise de lactivité est proche. Ainsi, lindicateur CIPS services sest établi à 56,9 en octobre, son plus haut niveau depuis août 2007. Il est ainsi supérieur à 50 pour le sixième mois consécutif. Néanmoins, la reprise dans le secteur manufacturier est plus chaotique. Lindice CIPS manufacturier est à nouveau repassé au-dessus de 50 en octobre, après avoir fluctué autour de ce niveau au troisième trimestre (la production industrielle a reculé de 0,8% t/t sur la période, en baisse pour le septième trimestre daffilée). Le Comité estime, par conséquent, que la reprise devrait demeurer faible, de sorte que le niveau dutilisation des capacités restera relativement bas, ce qui continuera de peser sur linflation, compensant à court terme limpact de la dépréciation du sterling. De fait, une extension des mesures exceptionnelles simposait, à la lumière de lévolution des agrégats monétaires. Celle-ci demeure préoccupante : M4 (qui comprend les avoirs monétaires des agents non financiers, tels que les ménages et les sociétés non financières) na cessé de ralentir depuis le début de lannée, alors que M4 hors OFCs (hors avoirs monétaires des autres établissements financiers) sest juste stabilisé. Ceci traduit à la fois labsence de détente des conditions de crédit et le rebond de la demande de prêts de la part des agents non financiers, soucieux de réduire leur endettement.
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