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2017, l’année des pays producteurs de pétrole

07/02/2017

Alors que le prix du baril s’est maintenu fin 2016 entre 50 et 55 dollars, l’incertitude règne pour 2017 tant sur le niveau de l’offre que sur les conditions de la demande. Quel sera l’impact des grandes tendances de l’année sur les prix et donc sur la facture énergétique des entreprises consommatrices d’hydrocarbures ?

Production globale : dynamique de l’offre divergente

OPEP : moteur principal de la réduction de l’offre

Après deux années durant lesquelles l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait décidé de laisser le marché voguer sans intervention du cartel et où la guerre des parts de marché était l’unique objectif, l’organisation s’est décidée à mettre en place des coupes de production, hors pays exemptés, pour soutenir la hausse des prix. Les cours ont bondi directement à la suite de cette annonce alors que les coupes ne commenceront réellement qu’à partir de février 2017.

"L’Arabie Saoudite et le Koweït ont déjà commencé à baisser leur production."
Offre globale de l’Opep de 2009 à 2017.

Au global, l’Opep va réduire dès le début de 2017 sa production de 1,2 Mb/j (par rapport à la production d’octobre 2016). L’Arabie Saoudite – qui prend la plus grande part des coupes – et le Koweït ont déjà commencé à baisser leur production afin de montrer l’exemple.

Mais si les leaders pétroliers jouent le jeu, rien n’est moins sûr concernant les autres producteurs du cartel : c’est notamment le cas pour l’Irak, pays dans lequel les niveaux d’exportations ne correspondent pas aux déclarations de son ministre de l’Énergie. Le gouvernement cherche par ailleurs à imposer les coupes de production principalement dans la région kurde, au nord, réduisant ainsi les chances de succès de l’opération en raison des tensions actuelles.

Les analystes sont unanimes : pour que cette décision de l’Opep ait un réel effet sur le marché, il faudra prolonger la période initiale de six mois qui avait été ratifiée.

Pour autant, une participation des pays hors Opep, dont la Russie, sera également nécessaire pour équilibrer le marché.

Si la Russie a acté la réduction de son offre, les autres pays hors Opep n’ont pas encore annoncé de coupes. L’offre russe pour le mois de janvier semble avoir été légèrement réduite, une diminution qui est aujourd’hui davantage attribuée à l’hiver rude dans le pays qu’à une réelle volonté de fermer les vannes. Ainsi, le niveau de la production de la Russie évoque la roulette russe, les prévisions pour 2017 tablent sur une production réelle en ligne avec la moyenne de l’année dernière.

Pour certains pays, dont le Mexique par exemple, leur production se réduira naturellement.

Le statut JEI (jeunes entreprises innovantes) est reconduit jusqu’au 31 décembre 2019

Créé en 2004 et inchangé depuis 2012, le dispositif JEI est destiné à encourager l’innovation et la recherche en offrant certaines exonérations fiscales et sociales aux entreprises concernées. Il s’applique aux jeunes PME de moins de 8 ans, créées avant le 31 décembre 2016, et qui investissent au moins 15 % de leurs charges dans la R&D.

La loi de finances 2017 garantit ainsi la continuité de cette mesure fiscale jusqu’au 31 décembre 2019. Les allègements fiscaux qui en découlent concernent l’impôt sur les sociétés, la cotisation économique territoriale et la taxe foncière. Bon à savoir, le crédit d’impôt recherche (CIR) est cumulable avec les exonérations offertes par le dispositif JEI.

"La diminution de
l'offre russe est
davantage attribuée
à l’hiver rude dans
le pays"
Production de pétrole brut de la Russie de 2011 à 2017.

Pays hors OPEP : des positions divergentes

Alors que début 2016, la baisse des puits en activité était pour tous les analystes un mouvement clef pour le rééquilibrage du marché, la baisse a été plus nuancée. En effet, L’EIA (US Energy Information Administration) estime que la production américaine moyenne en 2016 a diminué de 500 000 barils par jour, contre les 800 000 attendus début 2016.

En outre, les discussions pré-accord qui se sont tenues tout au long du dernier trimestre 2016 ont eu pour effet de régulièrement pousser les prix au-dessus des 50 dollars (sur le baril). Les anticipations de hausse du prix du baril expliquent le constat réalisé sur les 6 derniers mois sur le nombre de puits en activité : celui-ci a augmenté, limitant ainsi nettement la réduction initialement prévue de l’offre américaine. La récente publication d’un rapport montrant une augmentation des emplois dans le secteur pétrolier et gazier aux États-Unis est un bon indicateur de cette trajectoire.

Les prévisions à la hausse de la production aux US pour 2017 et 2018 sont très dépendantes de l’évolution des prix du baril, il est certain que si les prix restent au-dessus de 50 dollars, la production pourrait être revue à la hausse.

"Si les prix restent au-dessus de 50 dollars la production aux US pourrait être revue à la hausse."
Prévisions de production de pétrole des États-Unis de 2016 à 2018.

Les États-Unis ne sont pas les seuls pays hors OPEP qui voient le nombre de puits en activité augmenter. C’est également le cas du Canada, du Brésil, et du Kazakhstan dont la production serait en légère hausse en 2017. L’Azerbaïdjan devrait voir son offre diminuer.

L’offre non Opep globale (en incluant les États-Unis) a diminué de 850 000 barils par jour en 2016 selon l’EIA (notamment en raison de la baisse américaine), mais devrait augmenter de 215 000 barils par jour en 2017.

"L’offre non Opep
globale a diminué de
850 000 barils par jour
en 2016"
Production de pétrole des pays non Opep de 2011 à 2017.


Billet Vert : pression supplémentaire sur les marchés ?

La Banque centrale américaine, lancée dans sa dynamique de hausse des taux, aura également un rôle majeur. Cette dynamique aura vraisemblablement comme effet de renforcer le billet vert, ce qui pourrait pénaliser la demande mondiale d’or noir.

La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) est dans une situation conflictuelle entre l’élection de Donald Trump, qui induit une politique fiscale accommodante, et la volonté affichée de la Fed d’augmenter ses taux directeurs. Son dernier discours plaide pour plusieurs hausses cette année, sauf scénario défavorable sur l’économie mondiale.

En partant du postulat que la croissance américaine est au plus haut de son cycle actuel et qu’un risque de baisse est réel, la Fed pourrait se retrouver contrainte d’agir plus agressivement en raison du boost fiscal souhaité par le nouveau président. Les dernières prévisions des Fed Funds, réalisées par les membres du Comité fédéral d’open market (FOMC), suggèrent trois potentielles hausses de taux en 2017, pendant que le marché en prévoit deux. La hausse des taux de la Fed et des taux d’intérêt de manière globale devrait mécaniquement renforcer le billet vert avec potentiellement une parité EUR/USD.

Ces mouvements attendus auront pour effet de mettre sous pression les matières premières libellées en dollars, comme le pétrole. Les hausses de taux pourraient également mettre la pression sur les pays émergents, ceux-ci étant de nature à tirer la demande d’or noir vers le haut. L’impact d’une hausse des taux sera donc doublement négatif pour l’évolution des prix.

Les prévisions de BNP Paribas annoncent une hausse du prix du baril de pétrole en 2017, une tendance amenée à se maintenir début 2018. Les entreprises peuvent ainsi s’attendre à une augmentation de leur facture énergétique dans les mois à venir. Ces anticipations à la hausse impliquent une réflexion sur la couverture des risques afin de se prémunir de la variation des prix et sécuriser la rentabilité des entreprises. Des instruments de couverture spécifiques aux matières premières permettront d’atténuer les variations des prix.

Nos chargés d’affaires et nos salles des marchés sont à votre disposition pour vous accompagner dans votre réflexion.

"Les prévisions de BNP Paribas annoncent une hausse du prix du baril de pétrole en 2017"
Prévisions de l’évolution des prix du pétrole 2017-2018.


Prévisions de l’évolution des prix du pétrole 2017-2018.

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