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Des actifs à risque en nette progression

06/06/2017

Les actifs les plus risqués ont enregistré de belles performances ces dernières semaines. Parmi les raisons expliquant cette tendance : des indicateurs à la hausse en zone euro, un regain de confiance des marchés ou la levée des incertitudes. Explications avec Patrick Jacq, stratégiste taux d’intérêt chez BNP Paribas.

L’appétit pour le risque semble avoir gagné du terrain au cours des dernières semaines. Quelles en sont les raisons et cela est-il durable ?

En effet, les actifs représentatifs d’un appétit pour le risque se sont renforcés au cours des dernières semaines. Les marchés actions, en particulier, ont connu des progressions importantes et reviennent sur des niveaux de valorisation élevés. L’écart de taux entre les dettes souveraines de différents pays de la zone euro s’est aussi réduit. Enfin, la volatilité, dans son ensemble, s’est réduite.

Les raisons de cette tendance sont multiples. D’une part, les statistiques et les indicateurs avancés de conjoncture montrent que le contexte économique en zone euro s’améliore. La confiance des agents économiques (ménages, entreprises) progresse. D’autre part, les banques centrales, et en particulier la Banque Centrale Européenne, d’habitude extrêmement prudentes, sont aussi plus sereines quant à l’environnement économique des mois à venir. Enfin, certaines incertitudes qui pesaient sur les marchés ont été levées. C’est dans cet environnement que les classes d’actifs les plus risquées ont enregistré des performances remarquables.

Ce contexte pourrait durer dans les semaines et les mois à venir. Les perspectives économiques s’améliorent, ce qui devrait se traduire par une progression des investissements. La zone euro semble, de ce point de vue, plus favorisée que les États-Unis ou le Royaume-Uni.




Les marchés de taux, où se trouvent les actifs les moins risqués, n’ont pas trop souffert du fort rebond des marchés actions. N’est-ce pas contradictoire ?

Les marchés monétaires et obligataires ne se sont effectivement que faiblement tendus depuis quelques semaines. La Banque Centrale Européenne, tout en prenant acte de l’amélioration de la conjoncture, a maintenu un discours très accommodant, éloignant les risques d’un resserrement de la politique monétaire au cours des tout prochains mois. Cela a contribué à atténuer les mouvements de remontée des taux.

Il n’y a pas réellement de contradiction entre la progression des marchés actions et la bonne tenue des marchés obligataires. On peut considérer que le rebond des marchés actions tient en partie à un phénomène de rattrapage, favorisé par la levée de certaines incertitudes. Par ailleurs, le ton accommodant de la BCE est un soutien à la fois au marché actions et au marché obligataire.




L’Euro s’est aussi renforcé. Est-ce seulement lié à la meilleure conjoncture européenne ?

L’euro a largement bénéficié de la levée des incertitudes politiques liées au contexte électoral en France. Il s’est ainsi apprécié face à l’ensemble des principales devises. Plus récemment, son appréciation s’est renforcée face au dollar américain pour des raisons qui ne sont pas liées au contexte européen. La conjoncture américaine ne se renforce plus et le marché intègre déjà un scénario de remontée sensible des taux de la Réserve Fédérale. Les soutiens au dollar s’essoufflent quelque peu actuellement. Cela renforce l’euro contre la devise américaine.