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La crédibilité de la BCE redonne confiance en l'économie

07/04/2015

Même si l'environnement économique devient plus positif, la BCE voit toujours des risques. Du coup, elle poursuit sa politique ce qui nourrit la confiance des entreprises et des ménages en un retour à une conjoncture européenne plus solide. Explications et prévisions.

Principale source d'information quant à l'évolution future des taux d'intérêt et de la liquidité, la communication des banques centrales joue un rôle crucial dans le comportement des marchés financiers. En zone euro, l'amélioration des statistiques économiques avait fait craindre à certains l'arrêt prématuré de l'assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE), bien avant la date « officielle » de septembre 2016. On doit, dès lors, saluer le message de Mario Draghi, Président de la BCE, lors de sa récente conférence de presse.

Ce dernier a clairement réaffirmé la mise en œuvre complète de sa politique. Une détermination qui renforce la crédibilité de la banque centrale (« nous tenons nos engagements ») et soutient la confiance des entreprises et des ménages.

Cette confiance a également été dopée par la réévaluation des perspectives de croissance. Selon la BCE, l'économie a encore gagné en élan ; si les risques sont toujours présents, ils sont devenus plus équilibrés. Le ton reste prudent, mais il est indéniablement plus positif.

Les banques assouplissent leur appréciation du risque, les perspectives de croissance sont optimistes

Autre point à noter parmi les statistiques européennes récentes, les bonnes nouvelles dans les enquêtes de la BCE auprès des banques. Là encore, le biais prudent domine toujours mais pour le quatrième trimestre consécutif les conditions d'octroi de crédit se sont assouplies. Il y a encore un an, les économistes s'étonnaient de l'absence de transmission de la politique monétaire vers la sphère réelle.

Force est de constater que, depuis lors, la mécanique s'est dégrippée. La mise à zéro des taux d'intérêt, la reprise des refinancements à long terme, l'amélioration de la qualité des bilans des banques, le « quantitative easing » font qu'aujourd'hui, cette transmission fonctionne mieux. Tout ceci rend les observateurs de la conjoncture européenne plus confiants.

Une autre enquête de la BCE, menée auprès des prévisionnistes professionnels, montre d'ailleurs une révision générale à la hausse des prévisions de croissance et d'inflation.

A peine trois mois après son annonce, l'assouplissement quantitatif commence à produire les effets positifs escomptés, à la fois dans les marchés financiers (baisse des taux, forte hausse des indices boursiers) et sur la confiance des agents économiques (entreprises, ménages). Son efficacité ne semble pas faire de doute, ce qui est un point crucial : peu importe les taux bas si la confiance manque à l'appel. Rappelons d'ailleurs que le QE a également permis de mieux affronter l'incertitude autour de la Grèce en limitant fortement l'effet de contagion vers d'autres marchés obligataires.

La croissance, certes, mais sous un angle prudentiel

L'amélioration de la conjoncture économique (nous tablons sur une croissance de 1,8% en 2015 et 2% en 2016) ne doit pas pour autant faire oublier les nombreux défis structurels en zone euro : chômage élevé qui touche en particulier les jeunes, faible niveau d'investissement, taux de marge trop bas, compétitivité,...

D'ailleurs, dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales qui vient de sortir, le FMI met le doigt sur les facteurs structurels qui freinent la croissance à long terme. Le climat conjoncturel actuel constitue un environnement propice pour une politique économique qui vise les défis structurels. 

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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