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Politique économique : une réévaluation nécessaire face aux incertitudes sur la croissance

04/05/2016

Lors de sa réunion de printemps, le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé que l’activité mondiale continuera de croître, quoique plus lentement, et qu’elle serait de plus en plus fragile.

En conséquence, le FMI a de nouveau revu ses prévisions à la baisse, mettant en avant le risque de nouvelles turbulences financières. Il a ajouté que, même si le scénario de base reste bel et bien celui de la croissance, la probabilité d’un scénario alternatif plus chahuté a augmenté. Mario Draghi a, quant à lui, également insisté récemment sur les incertitudes qui touchent la zone euro. Même si sa trajectoire de reprise progressive se maintient, la zone euro fait face à plusieurs facteurs de risques : les incertitudes concernant la croissance dans les pays émergents, une nouvelle chute des prix du pétrole et le contexte géopolitique.

Persistance des incertitudes

Insister sur la fragilité et les incertitudes pourrait nous faire oublier que le FMI table toujours, pour cette année, sur une croissance de 2,4% aux Etats-Unis et de 1,5% en zone euro. On peut dès lors se demander pourquoi, à l’instar de la BCE et de la Réserve fédérale, il insiste autant sur les incertitudes, au risque que celles-ci finissent par semer le doute et s’auto-entretiennent.

Il y a plusieurs explications à cela :

  • Le souci de transparence et de réalisme.
  • La volonté de montrer que les dirigeants de ces organisations ont conscience des risques et les intègrent dans les décisions monétaires (BCE, Réserve fédérale) et les recommandations de politique économique (FMI).
  • Enfin, le souhait de sensibiliser le monde politique à la nécessité de prendre des mesures autres que monétaires pour renforcer la résistance des économies aux chocs futurs et stimuler ainsi la croissance à long terme.

La nécessité de mesures autres que monétaires

Il est vrai que les appels à des réformes structurelles et à un rééquilibrage budgétaire, afin de soutenir la croissance, se sont multipliés ces derniers mois. Cette insistance reflète le sentiment que la politique monétaire commence à toucher ses limites. Il s’agit bien d’une impression puisque les dirigeants des instances monétaires aux Etats-Unis ou en Europe ne cessent de répéter que de nouvelles mesures seraient prises si nécessaire.

Or, le doute des investisseurs concernant les taux d’intérêt négatifs au Japon et en Europe rappelle à quel point la politique monétaire actuelle est inédite. On peut craindre qu’à force de répéter les mêmes décisions, par exemple une nouvelle augmentation du volume d’achat mensuel d’obligations par la BCE, leur efficacité baisse.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles : c’est la politique menée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en zone euro. Dans la durée, leur efficacité n’a pas été la même partout. Le Japon, en particulier, souffre d’un nouvel accès de faiblesse. En zone euro, ces décisions ont évité une croissance encore plus lente et une inflation plus faible. On peut donc dire que la politique de la BCE a remporté un certain succès, même si converger vers son objectif d’inflation à 2% reste un défi. Au-delà de cette ambition, il faudra mener d’autres politiques pour restaurer durablement la confiance des agents économiques, stimuler l’investissement et l’emploi, et doper la croissance à long terme.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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