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Prévisions économiques 2017 : un bon début d’année

07/02/2017

Les prévisions de croissance économique sont plutôt bonnes en ce début d’année. C’est ce qu’indiquent différents indicateurs. Quelles devraient être les réactions des banques centrales dans les prochains mois ? Réponse avec William De Vijlder, directeur de la Recherche économique du Groupe.

Des perspectives économiques de croissance à la hausse

Les prévisions de croissance sont revues à la hausse pour 2017. Ce message récent du Fonds monétaire international (FMI) est la synthèse parfaite du sentiment largement partagé par les économistes que l’économie mondiale va mieux. Au-delà de la confiance que le message suscite, il permet également de mieux affronter les incertitudes qui pointent à l’horizon.

Pour les économistes comme pour les marchés financiers, les surprises économiques, c’est-à-dire les écarts par rapport aux prévisions, constituent un indicateur important. Elles révèlent en effet dans quelle mesure les chiffres d’activité, de demande ou encore de confiance dépassent les prévisions ou sont restés en deçà. Elles permettent alors d’affiner les prévisions au regard des informations les plus récentes. Bonne nouvelle : depuis plusieurs semaines, les surprises ont été positives aux États-Unis, en zone euro et, d’une manière générale, dans les pays émergents. Cette synchronisation d’indicateurs positifs – qui est assez rare – illustre la coexistence de plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement.

L’environnement monétaire avec des taux très bas dans plusieurs pays est un facteur de soutien global, tout comme les efforts importants de relance menés en Chine, qui ont permis de stabiliser le taux de croissance tout en ayant un effet d’entraînement sur les partenaires commerciaux, dont la zone euro.

Sur le plan régional, citons la remontée des prix du pétrole, qui a écarté les scénarios cataclysmiques tant redoutés début 2016 et qui a donné de l’oxygène aux pays exportateurs, dont la Russie. En zone euro, le fait que la reprise semble maintenant bien ancrée est un indéniable soutien à la confiance des entreprises et des ménages, de même que la politique de la Banque centrale européenne (BCE).

Et puis, par endroits, une amélioration se dessine pour des raisons propres au pays en question. C’est le cas notamment au Brésil, où une nouvelle politique économique crédible, introduite en 2016, a provoqué des entrées de capitaux et une appréciation de la devise. Il en découle une nette tendance à la baisse de l’inflation, ouvrant la voie à des assouplissements monétaires importants.

Relance budgétaire américaine : un impact positif anticipé

La révision à la hausse des prévisions de croissance est aussi à mettre en lien avec la relance budgétaire promise par le nouveau président américain. Cette perspective a, en dépit du manque de détails des mesures que l’on peut attendre (quand, combien, quoi exactement), fait rebondir la Bourse tout autant que les taux d’intérêt à long terme. Ces derniers anticipent une Réserve fédérale plus encline à remonter son taux officiel, ce qui constitue la conséquence inévitable de l’introduction d’une politique budgétaire expansionniste dans une économie au plein emploi, où les signes avant-coureurs d’une accélération de l’inflation se multiplient.

Le renforcement du dollar qui devrait en découler sera le bienvenu en zone euro. L’impact favorable sur les exportations peut servir de contrepoids aux vents contraires venant du Royaume-Uni, où les conséquences économiques négatives du Brexit devraient devenir plus tangibles. Pour citer un membre du Comité monétaire de la Banque d’Angleterre : un ralentissement, même s’il évolue au ralenti, finira quand même par se faire ressentir. Il y a fort à parier que le déclenchement de l’article 50 du Traité européen renforcera le sentiment d’incertitude, d’autant plus après le ton dur adopté par la Première ministre britannique.

Budget américain, réaction de la Fed, négociations sur le Brexit, élections dans différents pays européens, risque de protectionnisme, contexte géopolitique… La liste des incertitudes est bien longue en ce début d’année, et les marchés financiers ne manqueront pas de « jouer » sur ces thématiques. Toutefois, comme indiqué précédemment, la conjoncture favorable invite à les appréhender avec une certaine sérénité.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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