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Remontée des prix du pétrole, quelle suite à attendre ?

06/07/2016

Les prix du pétrole ont quasiment doublé depuis le 20 janvier 2016, date à laquelle le baril de brent n’était qu’à 27.10 $, puisque il se négocie actuellement autour de 52 dollars.

Quelles sont les raisons de cette hausse ?

Malgré deux réunions de l’OPEP qui n’ont, comme prévu, abouti sur aucune décision, les investisseurs ont soutenu les prix du pétrole. Ils ont principalement été incités à passer à l’achat en raison d’une production décroissante, une première en deux ans.

Une offre mondiale perturbée

Koweït, Nigeria, Canada, Venezuela, autant de zones de productions majeures qui ont connu de fortes tensions provoquant des pertes importantes du côté de l’offre. Selon les analystes, ces coupes de production non anticipées ont très largement compensé la hausse de l’offre Iranienne et Irakienne. Pour exemple les attaques terroristes au Nigeria ont provoqué une chute de 40% de la production du pays.

"Koweït, Nigeria, Canada, Venezuela, autant de zones de productions majeures qui ont connu de fortes tensions."

Du côté du Koweït et du Venezuela, des mouvements sociaux d’ampleur ont pénalisé la production, laissant sans effet la décision de l’OPEP du mois de mars de ne pas agir sur l’offre du cartel. Il était en effet attendu de la part de l’OPEP une potentielle annonce d’un gel de la production, dont certains espéraient qu’il aurait un effet sur les cours.
Le Canada, quant à lui, a connu des incendies historiques qui ont obligé de nombreuses compagnies à arrêter leur production pendant 2 semaines, certaines n’ayant toujours pas repris leur rythme normal.

Production pétrole



Enfin, le Nigeria a été touché par des attaques de groupes terroristes locaux, qui ont saboté plusieurs pipelines dont certains très importants, appartenant à la société Shell.

A tout cela s’ajoute ce qui était annoncé comme la clef de la remontée des prix : la chute de l’offre américaine, attendue depuis plusieurs trimestres.

Une baisse rendue nécessaire par la situation financière des sociétés pétrolières américaines, bien plus dégradées cette année que l’année passée. Après une année passée à faire le dos rond, les ratios d’endettements plus élevés, les ratios de couvertures très faibles et les conditions de refinancement plus onéreuses, ont contrait les sociétés de forage à se résigner à diminuer leur offre.

Le déséquilibre structurel du marché ayant été provoqué en grande partie par les Etats-Unis, c’était l’indicateur le plus regardé par les investisseurs,. Et depuis le nombre de puits en activité est tombé à son plus bas depuis 6 ans, les stocks à Cushing n’augmentent plus continuellement, plus les semaines passent plus les nouvelles haussières s’accumulent.

La stratégie de l’OPEP est-elle toujours d’actualité ?

Début juin, lors de sa dernière réunion, le cartel a pris la décision une nouvelle fois ne pas agir sur l’offre et donc de ne pas remettre en place un quota de production pour les pays membres. L’Iran a une nouvelle fois réaffirmé sa volonté d’augmenter sa production sur les niveaux pré-sanctions du pays, à savoir 4.5 millions de barils par jour (aujourd’hui l’Iran produit 3.5 millions de barils/jour).

La délégation saoudienne, cherchant toujours à perturber le retour de l’Iran au premier plan de la production mondiale, a proposé un plafonnement collectif de production. Officieusement le plan de l’Arabie Saoudite reste le même depuis 2 ans : chercher un prix du pétrole qui convienne à la majorité des pays de l’OPEP tout en le gardant assez bas pour pénaliser l’offre non OPEP.

Toute tentative de la part du cartel de contraindre la production aurait pour effet de faire remonter les prix de manière trop importante et engendrerait potentiellement un nouveau déséquilibre structurel.

Quel impact attendre sur les prix ?

Les prix ont grimpé bien plus qu’anticipé par les analystes de la place depuis le début de l’année. Nous estimons que les prix sont montés trop haut, trop vite et qu’ils devraient corriger à la baisse une partie de la hausse observée depuis janvier. Il est important pour le rééquilibrage du marché que les prix ne remontent pas trop vite. En effet, un baril à 70 dollars inciterait certains acteurs à reprendre leur activité trop rapidement. La demande a beau continuer de croître, elle ne pourrait pas compenser une nouvelle hausse de l’offre mondiale à court terme.

Voici ci-dessous le consensus Bloomberg (en date du 09/06/2016) :


Consensus Bloomberg

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