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Reprise de la croissance économique et remontée de l’inflation

07/03/2017

Les prévisions de croissance économique sont plutôt bonnes en ce début d’année. C’est ce qu’indiquent différents indicateurs. Quelles devraient être les réactions des banques centrales dans les prochains mois ? Réponse avec William De Vijlder, directeur de la Recherche économique du Groupe.

Croissance économique : des indicateurs à la hausse

L’économie mondiale se porte mieux et, à court terme, les perspectives sont encourageantes. Cette appréciation est basée sur plusieurs facteurs. Les indicateurs avancés par l’OCDE pour de nombreux pays restent orientés à la hausse et ne montrent aucun signe de fléchissement.

Les taux d’intérêt sont toujours bas et comme l’inflation remonte à cause des prix de l’énergie, on observe même une baisse des taux réels ; de quoi inciter les ménages et les entreprises à chercher des financements pour leurs projets.

La relance budgétaire aux États-Unis donnera un élan supplémentaire à l’économie américaine et, à travers le commerce international, à ses principaux partenaires commerciaux. Le caractère global de la reprise implique d’ailleurs que le dynamisme d’un pays déteigne sur l’autre et vice versa : on ne parle donc plus d’un moteur à un cylindre mais d’un moteur à plusieurs cylindres. À ce propos, la zone euro ne manque pas à l’appel. Le quatrième trimestre 2016 et le début d’année ont été particulièrement bons et l’indice composite des directeurs d’achats atteint son niveau le plus élevé depuis avril 2011. La France se distingue favorablement avec une très forte remontée sur les trois derniers mois, portée par le secteur des services et témoignant d’un dynamisme retrouvé de la demande domestique.

L’inflation : un indicateur à suivre de près

Certes, la liste des incertitudes reste longue, mais plusieurs sont trop distantes pour y accorder d’ores et déjà trop d’importance. C’est en tout cas le raisonnement qu’adoptent les marchés financiers : le protectionnisme ou encore la géopolitique seront pris en compte au moment opportun et lorsque l’on y verra plus clair. En attendant, Wall Street connaît record sur record, porté par la confiance dans les perspectives de croissance.

Rappelons toutefois que plus un facteur d’incertitude se rapproche, plus le risque de réaction épidermique du marché augmente. À cet égard, un développement à suivre de près est celui de l’inflation. Si la hausse de l’inflation à l’échelle mondiale est largement influencée par la remontée des prix de l’énergie, on peut observer aux États-Unis une inflation plus marquée reflétant une économie dont le marché de l’emploi est sous tension

Les réactions des banques centrales se font attendre

La Réserve fédérale sera bien forcée de réagir et nous pouvons désormais tabler sur trois resserrements en 2017 et quatre en 2018, à associer à une réduction de la taille de son bilan.

De même, en zone euro, une remontée de l’inflation sous-jacente commence à se dessiner. Le glissement de l’euro par rapport aux devises des partenaires commerciaux est répercuté avec un décalage considérable dans les prix à la consommation. Il faut ajouter à cela la hausse des prix du pétrole, qui peut avoir des effets induits, par exemple sur les prix des billets d’avion. Les enquêtes montrent que les entreprises donnent plus d’importance à l’inflation que par le passé. Reste à observer comment ces tendances influenceront le discours de la BCE, qui, d’un côté, devrait se féliciter de cette évolution et, de l’autre, évitera d’adopter un ton trop agressif d’emblée. De quoi augmenter l’intérêt porté aux conférences de presse de Mario Draghi.

Une réduction du programme d’achat de titres à partir de janvier 2018, suivie d’un arrêt pur et simple vers le milieu de l’année prochaine, est à prévoir. La BCE pourrait également décider de remonter de dix points de base son taux de dépôts à partir de septembre prochain. La remontée progressive des taux longs devrait en conséquence perdurer.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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