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Des taux d’intérêt qui vont rester bas

04/10/2016

Les décisions de maintien de taux d’intérêt bas des banques centrales laissent présager d’une tendance inchangée pour les mois à venir. Un mot d’ordre semble justifier cette politique monétaire à l’échelle mondiale : soutenir la croissance.

Des taux d’intérêt bas et pour un certain temps

Les taux d’intérêt sont bas et le resteront bien longtemps. C’est le message qui émane des réunions de la Banque Centrale Européenne (BCE), de la Banque du Japon et de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) tenues au mois de septembre. Le message est implicite, mais néanmoins clair.

A Francfort, des experts se penchent sur la question de savoir comment les paramètres de l’assouplissement quantitatif (QE) peuvent être adaptés afin de permettre une extension de cette politique. Celle-ci est nécessaire pour faire converger l’inflation vers l’objectif de la BCE. A Tokyo, la Banque centrale s’est dotée de plus de flexibilité et ciblera dorénavant le niveau des taux d’intérêt à long terme. En outre, elle s’est engagée à dépasser durablement son objectif d’inflation avant d’envisager un resserrement monétaire. Elle espère, par ce biais, provoquer une remontée rapide de l’inflation. Enfin, à Washington DC, la Réserve fédérale a laissé inchangé son taux tout en laissant entendre qu’une remontée au mois de décembre serait vraisemblable. Plus significativement, elle a revu à la baisse la trajectoire à long terme des taux d’intérêt.

Cet environnement de taux bas reflète une inflation trop faible (Japon, zone euro) ou bien contrôlée (Etats-Unis) et une croissance de l’activité qui, comparée aux normes historiques et en dépit de l’environnement monétaire, restera relativement faible. Les faibles gains de productivité sont un facteur explicatif majeur de ce constat.

L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) rappelle dès lors, dans un récent rapport, la nécessité de réformes structurelles, faisant écho aux plaidoyers de Janet Yellen, Mario Draghi et beaucoup d’autres. Ces réformes sont cependant difficiles à mettre en place et les effets favorables ne se manifestent que très progressivement.

Une politique budgétaire au service de la relance économique

Les références à la nécessité d’utiliser la politique budgétaire comme moyen de relance immédiate se font de plus en plus nombreuses, accompagnées toutefois de la nuance « là où il y a de la marge ». Or, cette marge est limitée voire inexistante dans la plupart des pays. Elle existe en Allemagne et, bien que des allègements fiscaux aient été mis en perspective, la rigueur budgétaire y reste de mise.

Force est de constater que l’économie y reste très dynamique, et qu’elle n’a donc pas vraiment besoin d’impulsions nouvelles. Le mois de septembre a ainsi vu un net rebond du climat des affaires et des perspectives à l’exportation.

Pour ce qui est de la France, les enquêtes de l’INSEE sur le climat des affaires en septembre ont été plutôt positives mais ne tablent pas sur une tendance franchement haussière, attestant du manque d’élan de la reprise. Pour la zone euro, les indices des directeurs d’achats pour le mois d’août indiquent une modération de la croissance après un début d’année particulièrement fort.

Une stabilisation de la croissance dans les pays émergents

Pour ce qui est des pays émergents, on peut noter de manière générale une stabilisation de la croissance au deuxième trimestre, voire une ré-accélération en Asie, hors Chine et Inde. En Chine, la tendance au ralentissement progressif s’est poursuivie cette année bien que les statistiques récentes indiquent une légère amélioration de la demande interne sur fond d’importants efforts de relance des autorités.

En Inde, la perspective de baisse des taux d’intérêt devrait finir par stimuler l’investissement des entreprises. Les pays émergents ont d’ailleurs bénéficié d’entrées de capitaux importants de la part d’investisseurs financiers en quête de rendement.

William DE VIJLDER

William DE VIJLDER

Directeur de la Recherche économique
de BNP PARIBAS

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