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Entrepreneuriat féminin et mentoring : gagnez du temps et économisez de l’énergie grâce aux réseaux d’accompagnement

03/01/2016

Rencontre avec Laëtitia Gazel-Anthoine, fondatrice et dirigeante de Connecthings (société spécialisée dans les services mobiles sans contact), lors de la soirée « Transformation digitale », co-organisée par BNP Paribas et WBMI*, sur les thèmes de l’entrepreneuriat féminin et de l’innovation.

Lorsque vous vous êtes engagée dans l’entrepreneuriat, quel facteur a le plus pesé dans la balance ?

Laëtitia Gazel-Anthoine : Mon envie de créer, avant tout. J’avais cette envie de créer et d’entreprendre, j’aurais pu être un homme ou une femme, cela n’aurait rien changé.
Je pense que dans la vie, on fonctionne par phases. Pour ma part, tous les 6-7 ans, j’ai ce besoin de transformer radicalement les choses. Il y a 14 ans, j’étais salariée et décidais de monter mon cabinet de conseil. Il y a 7 ans, j’ai créé mon entreprise ; aujourd’hui, je veux développer Connecthings ailleurs, aux Etats-Unis en l’occurrence. Ma vie est rythmée par ces grandes étapes et transitions.

Forte de votre expérience d'entrepreneure, quels conseils donneriez-vous aux femmes qui créent leur entreprise ?

Laëtitia Gazel-Anthoine : La première chose utile à quelqu’un qui crée son entreprise, c’est le partage d’expériences : les problèmes rencontrés, les opportunités saisies, etc. Ce partage permet au nouvel entrepreneur de régler des situations, mais surtout de se rendre compte à quel point, finalement, tous les entrepreneurs rencontrent les mêmes difficultés. Cela lui permet de relativiser des problèmes ou obstacles rencontrés. D’une manière plus générale, tous les feedbacks qu’on peut récolter auprès d’autres entrepreneurs sont très enrichissants. À ce titre, les incubateurs sont très utiles.

En termes d’expérience personnelle - que je pourrais partager - le financement (une levée de fonds) est un bon exemple des étapes qui jalonnent la vie d’une entreprise. Mais pour créer une entreprise, il faut avant tout voir grand. Ceci permet de relativiser les difficultés de la création et de donner à son entreprise la possibilité de devenir leader.​

Quels sont les obstacles les plus souvent évoqués par les femmes pour créer leur entreprise (accès à la formation, budget de départ, isolement, etc.) ?

Laëtitia Gazel-Anthoine : La famille, les enfants. Cet obstacle est culturel : les femmes ont hérité, au fil des générations, d’un rôle plus lié à la famille qu’à l’entrepreneuriat. Ces barrières doivent être levées. C’est plus compliqué pour les femmes que pour les hommes, mais les choses évoluent. Paradoxalement, notre modèle de société patriarcale est une chance pour les femmes qui souhaitent entreprendre : si leur mari travaille, cela leur permet de se dire « je peux prendre des risques ».

Quelle est l’importance des réseaux d’accompagnement, financiers ou non, dans l’entrepreneuriat féminin ?

Laëtitia Gazel-Anthoine : Les réseaux d’aides à la création d’entreprise, le mentoring tel que WBMI*, Women Business Mentoring Initiative, etc., sont pour moi primordiaux. On perd du temps et de l’énergie à ne pas faire appel aux réseaux d’accompagnement. Un luxe qu’un entrepreneur ne peut pas se permettre. On peut penser qu’on n’en a pas besoin, mais ce n’est pas mettre toutes les chances de son côté. Les entrepreneurs (homme ou femme) qui ne s’appuient pas sur les autres pour se faire aider, faire évoluer leurs idées et leur projet, trouver des talents risquent de s’isoler ou de perdre du temps.

Pour réussir, le partage est essentiel ; ces réseaux apportent justement ça.​


A propos de la société Connecthings : créée en 2007, Connecthings est le leader de l’internet des objets publics. En déployant des réseaux de balises dans les villes, Connecthings permet les interactions entre les smartphones et les objets de la Smart City, des espaces ouverts au public. Connecthings opère ses services dans plus de 20 villes en Europe et au Brésil. Connecthings vient de créer sa filiale aux Etats Unis.



*WBMI et BNP Paribas partagent une même ambition : accompagner la création d’entreprises par les femmes, participer ensemble à la promotion des femmes dans l’économie et dans la société et contribuer ainsi, dans leurs champs d’actions respectifs, à la création de valeur. WBMI et BNP Paribas ont signé un accord de partenariat le 22 septembre 2011 .

Laetitia Gazel-Antoine, fondatrice et dirigeante de Connecthings


Laëtitia Gazel-Antoine    

Fondatrice et Dirigeante    
Connecthings